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Autrefois, bien avant que la télé nous ait pris notre liberté, l'automne était la saison de la curée des noix. Le soir on était assis autour d'une table et on frappait des noix avec un maillet. Ce n'était pas une époque où la subtilité régnait en Touraine. Pas de machin à levier ou à vis pour les tourangeaux : pour casser une noix, on tapait dessus. Qui avait besoin de regarder des policiers violents à la télé ? Par la lumière vacillante des bougies, les coques plissées des noix prenaient vie. C'était le moment pour la gent féminine de se venger. Hé ! C'est le portrait craché du vieux Michou. Crrraque ! Celle-là ressemble à ma belle-mère, non ? Crrraque !
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La première étape est le dégrossissage pour arrondir le bloc et donner les premières indications sur la forme du bol. En quelques secondes le bloc s'est transformé en cylindre, et malgré une forte aspiration, le tourneur se trouve couvert de copeaux.
Puis on commence à tailler l'extérieur du bol pour lui donner la forme finale. C'est à cette étape que tout peut changer.
Le bois est une matière naturelle, et on n'échappe pas a des imperfections. Il faut soit les éliminer, soit les incorporer dans la forme. On ne connaît jamais la forme final avant que le bol soit complètement taillé.
| La forme extérieure bien établie, il faut vider le bol grossièrement, en laissant la colonne centrale. Ensuite, on taille la face intérieure du bol a quelques millimètres de la face extérieure : pas plus de 3 millimètres près du bord et plus de 5 millimètres vers le fond. Quand la bol est complètement taillé, on dégage la contrepoupée pour pouvoir tailler la petite dépression dans la colonne qui va recevoir la noix. |
| L'étape finale est déterminante - le polissage. Les outils de tourneur ne sont pas comme le rabot. La taille se fait par raclage de la surface plutôt qu'une coupe franche. Il faut d'abord soigneusement lisser la surface avec du papier de verre de plus en plus fin. Puis on applique de la cire liquide ou de la cire d'abeille en bloc et on commence à polir - toujours sur le tour. En appuyant très fort avec une éponge, on peut chauffer la cire au point qu'elle brunisse créant ainsi des bandes de couleur plus foncée. Si on trouve que les bandes foncées ont des bords trop francs, on peut les pousser pour les adoucir avec une éponge ou un chiffon. Il faut bien polir l'extérieur et l'intérieur avec de la mousse pour la finition. La cire chaude pénètre dans le bois. |
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