James GASSIOT - le Château de Rys


Le Château de Rys après la tempête

Une tempête sur le Château de Rys

Août 1991. Une tempête sur le Château de Rys, commune de Bossay sur Claise, edifice appartenant à la colonie de vacances de la société Hispano Suiza.


Une des poivrières endommagées par la tempête

 

En quelques secondes, l'ouragan a provoqué la chute d'une branche d'un cèdre centenaire qui entraîna la chute des deux tourelles en provoquant d'énormes dégâts de couverture.


Une tourelle par terre

 

Septembre 1991. L'entreprise Gassiot fut retenue pour la réfection des deux tourelles 3 mètres de diamètre pour 6 mètres de flèche.

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La charpente nue

Elévation des éléments bois

Novembre 1991. Début des travaux en atelier par la taille et assemblage des solives, fermes, chevrons, pannes ( autrefois, on serait monté sur les poivrières pour faire les travaux sur l'échafaudage en montant toutes ces pièces lourdes à l'aide d'une poulie ).


Voligeage de la charpente suspendue du pont roulant

 

Ensuite, il fut procédé à la pose du voligeage ( des lames de bois qui recouvre le cône ) en peuplier suivant un angle déterminé afin d'assurer une parfaite courbure. Ce travail a pu être effectué grâce au pont roulant.

 

Il fut fait appel à un transporteur local ( Transports Arnoux ) pour acheminer ces deux tourelles en convoi exceptionnel de l'atelier au site de levage.


Le chargement d'une tourelle à l'aube


Les tourelles s'en vont dans la brume

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Les tourelles recouvertes d'ardoises

La mise en place des tourelles

Après déchargement par un engin télescopique d'une force de levage de 3 tonnes ( bien sûr - chaque pièce pesait 3 tonnes ) au pied de l'édifice, il fut procédé à la couverture : taille des ardoises et pose, rang par rang, 42 unités par circonférence, ensuite pose au crochets inox et deux clous en tête d'ardoise.


Une tourelle et sa girouette

 

Les girouettes en zinc, d'une hauteur de 2,85 mètres, furent réalisées en atelier par M. Gassiot lui-même avec les quatre points cardinaux.


La tourelle est hissée au dessus la poivrière et mise en place

 

Mars 1992. Une entreprise de levage avec une grue de 25 mètres de flèche hissa les tourelles avec la belle couverture en ardoise en lieu et place sur la maçonnerie du château.

 

Il ne restait plus qu'à chapeauter le poinçon des tourelles par les girouettes en tenant compte de l'orientation car à 25 mètres du sol, il n'est pas question de perdre le nord.


James GASSIOT détache l'amarre du poinçon avant la mise en place de la girouette

C'est à ce moment-là que ça se gâte !

M Gassiot se fait hisser dans le panier avec la première girouette, mais les bras des quatre points cardinaux se mêlent avec les amarres - il est nécessaire de le redescendre pour les libérer avant de le remonter avec la girouette pour un deuxième essai. Quand il pousse la girouette, elle se balance dans un sens et lui, il se balance dans l'autre : c'est un menuet dans le ciel. Finalement, les deux girouettes sont en place et la grande grue se plie et s'en va.

Le gardien regarde M Gassiot avec une drôle d'expression sur son visage. Il regarde là où le soleil se lève et il dit "Est". Il regarde là où le soleil se couche et il dit "Ouest". Puis il regarde une des girouettes.

Les girouettes sont restées des semaines dans l'atelier sans que personne ne constate que, sur l'une d'entre elles, l'est et l'ouest étaient inversés !

Mais tout est bien qui finit bien . . .

La profession peut être fière d'avoir réalisé cette prouesse et souhaite une longue vie à ces tourelles.

James GASSIOT

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Le casse-noix tourangeau

Texte, photos : James GASSIOT
Mise en page : T-T-Web

Contacter James GASSIOT JamesGassiot@FR37.net

La bande sonore est l'Étude Vent d'Hiver Op 25 No11 de Chopin. Robert Finley au Clavinova.