Autour du Château du Grand Pressigny

en compagnie de Cleo Tebby

Le Château du Grand Pressigny domine le bourg, mais quand on habite ici, on ne le voit pas parce qu'il est toujours là. Quand on le regard avec l'oeil de l'artiste, on le voit plus clairement.

Venez faire un tour autour du château en compagnie de Cleo. (Cliquez sur les images pour les agrandir - et cliquez sur la grande image pour revenir)

Quand on arrive au Grand Pressigny de Descartes, on monte vers le château par un chemin (Rue du Château), creusé dans le flanc de la colline, qui s'ouvre sur l'ancienne barbacane aujourd'hui à moitié noyé sous le goudronné. Derrière, on voit les restes de l'édifice.

Le "vieux château" du Grand Pressigny est né de la Guerre entre Arthur, duc de Bretagne, et son oncle, Jean-sans-Terre, roi d'Angleterre.

« Guillaume de Pressigny combattait dans les rangs des partisans de Philippe-Auguste, contre les Anglais. Arthur s'étant laissé surprendre à Chinon par son ennemi le 1er août 1202 fut fait prisonnier, et Jean-sans-Terre, . . . enjoignit à Guillaume des Roches, Sénéchal de Poitou, . . . de raser les forteresses du Grand-Pressigny et Sainte-Maure. »

« En 1213 il [Guillaume de Pressigny] fit construire ce qu'on appelle aujourd'hui le vieux château du Grand-Pressigny » (Malardier)

Si on monte vers le château du bourg (Haulte Rue), en arrivant essoufflé sous les anciens murs du château, on a une bonne impression de la puissance du château avec son pont-levis, ses douves, sa barbacane et ses courtines.

Avant 1955 la route principale entrait par ici. C'était un lieu ouvert.

Les archéologues modernes nous disent que les parties hautes de la porte fortifiée du pont-levis, remontées vers 1961 ne sont pas authentiques. Il vaut mieux cela que des ruines, quand même.

Depuis le pont-levis, on voit l'ensemble de l'édifice qui surplombe les douves : des restes du vieux château et les aménagements du XVIème siècle.

Les restes des tourelles sont chapeautées d'une façon pas très authentique, mais au moins on est bien à l'abri à l'intérieur.

La "Tour Vironne". Selon ce qu'on dit, cette tour, d'une forme assez particulière, n'a rien à voir avec Vérone en Italie. On dit que c'est la tour d'où on surveillait les environs. Si on croit cela . . .

Aujourd'hui elle sert plutôt de minaret : des groupes d'enfants en classe patrimoine montent l'escalier à vis à l'intérieur pour annoncer leur présence à tout le pays.

Quand on approche le château par le chemin rural "Chemin du Cormier" (l'ancien Chemin du Parc du Château) on voit le château dans toute son incohérence. Deux tours isolées, des grandes baies, pratiquées dans la courtine, surmontées par une balustrade. Il est évident qu'il n'y reste pas grand chose du vieux château fort.

« Donjon. La tour carrée date de la même époque que le vieux château dont elle faisait partie . . . Ce donjon . . . était surmonté par une haute toiture en charpente, qui donnait à l'édifice une hauteur totale double environ de celle qu'elle a actuellement. » (Malardier).

En 1988, la moitié du donjon s'est écroulée suite à des siècles de négligence, il n'est plus un « magnifique donjon quadrangulaire » mais une ruine.

Derrière, on voit une partie de la galerie renaissance.

Si on continue vers l'est on voit mieux les fortifications du vieux château : le donjon et les tourelles qui surplombaient les douves. Les deux murs du donjon qui s'étaient écroulés ont été reconstruits à moitié pour stabiliser les deux murs qui restaient.

Derrière, on voit une partie de la galerie renaissance.

« Ce donjon était divisé en plusieurs étages au moyen de voûtes et de planchers intérieurs auxquels on communiquait par un escalier tournant pratiqué dans l'épaisseur du mur » (Malardier).

Maintenant que la moitié du donjon est tombé, il bien plus facile de voir l'escalier tournant et les restes des voûtes « démolis depuis 1789 ».

La galerie renaissance est une galerie renaissance, avec des arcades renaissances et des pilastres renaissances. On se demande ce qu'il fait là dans notre vieux château.

« Trois siècles plus tard, ce vieux château fit place au château moderne dû au marquis de Villars qui possédait la terre de Pressigny au XVIe siècle. » (Malardier)

Au pied du donjon, ce n'est pas un kiosque mais l'habillage du XVIème siècle sur l'ancien puits - l'élément essentiel de tout château fort.

La couronne de la Tour Vironne vue de l'ouest.

Ce nid-de-pie d'un bâtiment qui navigue dans les brumes d'un matin automnal, ne semble pas avoir sa place ici.

Si elle est vraiment une tour de guet, pourquoi il n'y pas de salle de garde? Pourquoi elle est tellement décorée? Pourquoi a-t-elle une balustrade basse en arcades qui n'offre pas la moindre protection au guetteur? Pourquoi aucun autre château dans la région ne possède un truc pareil?

(Détail du dessin précédant) On voit bien la richesse de la décoration sur les consoles et les arcades. Pourquoi toute cette décoration?

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Les ruelles du Grand Pressigny

Dessins à mine de plomb : Cleo Tebby

Notes historiques : Malardier ( fin de XIXème ), juge de la paix à Montoire

Mise en page : T-T-Web

Cleo Cleo@t-t-web.com )

La 5ème Gnossienne était écrite en 1899 par Erik Satie. Le pianiste s'appelle Niclas Fogwall et l'enregistrement se trouve chez Furniture Music ( site web en anglais )